
Salle de bain
Quel carrelage choisir pour une salle de bain ?
Sol, murs, espace douche : les critères à considérer pour concilier envies, besoins et usages quotidiens de la pièce.
Salle de bain
Douche, baignoire, meuble vasque et sol : nous carrelons toute la pièce sur des supports adaptés à l’humidité, avec une protection à l’eau dans les zones exposées aux projections et des finitions qui restent nettes avec les années.

En bref
Carreler une salle de bain, c’est revêtir le sol et les murs d’une pièce soumise chaque jour à l’eau et à la vapeur. Cela suppose des supports qui tolèrent l’humidité, une protection à l’eau sous le carrelage dans les zones exposées aux projections, des carreaux adaptés à chaque surface, puis des joints et des joints souples qui ferment les angles et les raccords.
Nous intervenons sur l’ensemble de la pièce, en rénovation comme en création, à Paris, à Évreux et dans leurs environs : murs de douche et pourtour de baignoire, sol, tablier, coffrages, niches et mur du meuble vasque. Lorsque le projet comprend une douche à l’italienne, ses pentes et son évacuation sont détaillées sur une page dédiée.
Matériaux
Le sol, les murs et la zone de douche ne subissent pas les mêmes contraintes : nous choisissons chaque matériau pour la surface qu’il va couvrir.
Très peu poreux et insensible aux produits d’entretien courants, c’est le revêtement de sol de référence en salle de bain. Nous privilégions une finition mate ou légèrement structurée, dont la résistance à la glissance figure sur la fiche technique.
Un corps poreux recouvert d’un émail : légère, facile à découper et proposée dans de nombreux décors, elle convient à tous les murs de la pièce, y compris dans la douche lorsqu’elle repose sur une protection à l’eau. Elle reste réservée aux murs.
Le même carreau au sol et aux murs donne une pièce d’un seul tenant. Plus lourd et plus dur que la faïence, il demande une colle adaptée, un support capable de le porter et des découpes plus précises autour des sorties d’eau et des prises.
Ses petits éléments épousent les reliefs : idéale pour une niche, un pan de mur décoratif ou un sol de douche. La mosaïque de verre, translucide, se pose avec une colle blanche pour garder une teinte régulière.
Plaques de plâtre hydrofuges pour les cloisons et les doublages, et panneaux de polystyrène extrudé revêtus, prêts à carreler, pour les tabliers, les coffrages et les niches. Ces panneaux sont légers, stables et ne craignent pas l’eau.
Le joint ciment convient à la plupart des surfaces. Dans la douche, un joint époxy, plus dense, résiste mieux à l’eau, aux taches et aux moisissures. Les angles et les raccords avec la baignoire ou le meuble reçoivent un mastic silicone sanitaire, qui reste souple.
Notre méthode
Dans une salle de bain, l’ordre des opérations compte autant que la qualité de chaque geste.
Nous examinons les murs (plâtre, plaques, ancien carrelage), le sol, la ventilation et la hauteur sous la porte, et repérons les arrivées d’eau et les évacuations. Les réseaux doivent être en place et contrôlés avant la fermeture des murs.
Dépose de l’ancien revêtement si nécessaire, remplacement des plaques non hydrofuges dans les zones humides, ragréage du sol et primaire d’accrochage. Le pied des cloisons est protégé de l’humidité du sol.
Dans la douche et autour de la baignoire, nous appliquons le système de protection à l’eau, généralement en deux couches, avec des bandes d’étanchéité dans les angles et des manchettes autour de chaque tuyau, en respectant les temps de séchage du fabricant.
Nous alignons les joints des murs sur ceux du sol, plaçons un rang entier au ras de la baignoire et reportons les coupes dans les angles les moins visibles. Le haut du carrelage, la robinetterie et les niches sont calés sur les lignes de joints.
Le tablier de baignoire est monté en panneaux prêts à carreler, avec une trappe de visite. Les coffrages de tuyaux ou du bâti-support d’un WC suspendu sont fermés de la même façon, et le fond des niches reçoit une légère pente vers la douche pour que l’eau ne stagne pas.
Aux murs, nous partons d’une règle fixée au-dessus du premier rang, posé en dernier sur le carrelage du sol. Dans les zones humides, la colle couvre tout le dos du carreau, sans vide où l’eau pourrait s’accumuler.
Joint ciment ou époxy selon la zone, puis mastic silicone dans les angles et au contact de la baignoire et du meuble. Nous vous indiquons quand utiliser la pièce : une bonne ventilation aide les joints à sécher, puis limite les moisissures au quotidien.
Envoyez-nous quelques photos et les dimensions de la pièce : nous venons voir les supports et vous remettons un devis gratuit et détaillé.
Outils
Des niveaux précis, des coupes nettes et des finitions propres : le matériel d’une salle de bain réussie.
Règles de l’art
Une salle de bain fait appel à plusieurs références : celles de la pose, celles des supports et celles des produits d’étanchéité.
Vos questions
Non. Un carreau de grès cérame absorbe très peu d’eau, mais les joints ciment sont poreux et l’eau finit par atteindre le support. Dans les zones exposées aux projections, autour de la douche et de la baignoire, c’est donc le système de protection à l’eau appliqué sous le carrelage qui protège le mur et le sol. Les carreaux et les joints en sont la finition.
Pas partout. Dans la douche, nous montons le carrelage au moins au-dessus de la pomme de douche, et souvent jusqu’au plafond pour un rendu plus net. Ailleurs, une hauteur partielle suffit, par exemple au-dessus de la baignoire ou derrière le meuble vasque, avec une peinture adaptée aux pièces humides au-dessus et un profilé de finition sur le bord du carrelage.
Oui, à condition d’utiliser des plaques hydrofuges, reconnaissables le plus souvent à leur parement vert, fixées sur une ossature assez rigide. Dans les zones exposées aux projections, elles reçoivent en plus une protection à l’eau sous carrelage, et le pied des cloisons est protégé de l’humidité du sol. Une plaque standard déjà en place dans une douche est en général à remplacer.
Regardez la fiche technique : le classement R (R9 à R13) mesure l’adhérence avec des chaussures, les classes A, B et C l’adhérence pieds nus sur sol mouillé, plus parlantes pour une salle de bain. Une finition mate ou légèrement structurée, ou un format plus petit avec davantage de joints, améliore aussi la tenue. Pour le sol d’une douche, la classe B est une bonne référence.
Nous construisons le tablier dans un matériau stable et insensible à l’eau, puis nous y intégrons une trappe de visite, carrelée dans le même modèle pour rester discrète. Elle se retire pour accéder au siphon et à la vidange, ou en cas de fuite. La baignoire est posée et calée avant le tablier, et remplie d’eau au moment du joint silicone, pour qu’il ne se déchire pas sous le poids.
Souvent, oui. Les joints ciment noircis peuvent être grattés sur une partie de leur profondeur puis refaits, et les joints silicone se remplacent après retrait complet de l’ancien mastic et nettoyage. Avant cela, nous vérifions que les carreaux ne sonnent pas creux et que le mur derrière est sain : si l’eau est déjà passée sous le carrelage, refaire les joints ne suffit pas.

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