
Choisir son carrelage
Carrelage grand format : comment choisir pour votre intérieur ?
Dimensions, proportions de la pièce et rendu recherché : découvrez les points à examiner pour choisir un format adapté à votre espace.
Grands formats
60 × 60, 120 × 60, 120 × 120 cm ou grandes dalles : les grands formats donnent des surfaces calmes et continues, à condition d’être posés sur un support parfaitement préparé, avec la colle, la méthode et l’outillage qu’ils exigent.

En bref
Le carrelage grand format désigne des carreaux de grande surface, en pratique à partir de 60 × 60 cm, jusqu’aux 120 × 120 cm et aux dalles de plus de deux mètres. Sa pose suit le même principe que celle d’un carrelage courant, avec des exigences renforcées sur la planéité du support, l’encollage, la manutention et le contrôle des désaffleurs.
Peu de joints, peu de carreaux par pièce : chaque défaut se remarque davantage. Nous préparons donc ces chantiers avec un soin particulier, de la vérification du support jusqu’au calepinage, à Paris, à Évreux et dans leurs environs.
Matériaux
Le terme grand format recouvre des produits très différents : leur taille, leur épaisseur et leur destination changent la façon de les poser.
Les formats les plus demandés en séjour et en entrée. Ils restent faciles à manipuler, mais exigent déjà un support plan et un encollage complet.
Déclinés en effet pierre, béton ou bois, ils allongent visuellement une pièce. Leur longueur les rend plus sensibles à leur légère courbure naturelle, ce qui limite le décalage possible entre deux rangées.
En 10 mm d’épaisseur, un carreau pèse de l’ordre de trente kilos. Il se manipule à deux, avec des ventouses, et sa pose se prépare comme un petit chantier à part entière.
Des formats comme 120 × 240 ou 160 × 320 cm, posés au sol, en mur de douche ou en crédence. Leur transport, leur découpe et leur pose demandent un cadre de manutention et plusieurs personnes.
De 3 à 6 mm environ, parfois renforcé d’une trame au dos, il permet de rénover en limitant la surépaisseur, par exemple sur un ancien carrelage. Sa colle et sa méthode de pose sont celles définies par le fabricant.
La plupart des grands formats sont rectifiés : leurs bords sont usinés après cuisson pour des dimensions précises. C’est ce qui autorise des joints fins, mais jamais de joints nuls.
Notre méthode
Avec un grand format, la pose ne rattrape presque rien : tout se joue en amont.
Nous mesurons la planéité à la règle de 2 m et au réglet, dans plusieurs directions, et vérifions la solidité, la cohésion de surface et l’humidité du support. Un creux qu’un petit carreau aurait absorbé se traduit ici par un carreau qui bascule ou qui sonne creux.
Si le support n’est pas assez plan, nous appliquons un primaire puis un ragréage autolissant, ou reprenons les défauts localement. Charger davantage de colle pour compenser n’est pas une solution : l’épaisseur se tasse de façon inégale et crée des désaffleurs.
Nous vérifions le lot et la nuance sur les cartons et contrôlons quelques carreaux à la règle. Le plan de pose fixe le point de départ, le sens, le décalage et la position des joints de fractionnement, en alignant les joints d’une pièce à l’autre lorsque c’est possible.
Le mortier-colle est peigné sur le support avec une spatule à grosses dents, en sillons parallèles tirés dans un seul sens pour que l’air puisse s’échapper. Une fine couche est aussi étalée au dos du carreau. Nous soulevons régulièrement un carreau posé pour vérifier que le contact est complet.
Le carreau est posé à la ventouse, glissé perpendiculairement aux sillons puis battu pour écraser la colle. Les clips et les cales du système de nivellement maintiennent les arêtes voisines au même niveau pendant la prise.
Une fois la colle durcie, les clips sont retirés et les joints garnis avec un mortier adapté. Les joints périphériques et de fractionnement sont traités en joint souple, puis viennent les plinthes et les profilés.
Nous vérifions avec vous la planéité, les alignements et l’absence de désaffleur, y compris en lumière rasante devant les fenêtres, puis nous vous indiquons les délais avant circulation et ameublement.
Indiquez-nous le format choisi, la surface et l’état du sol ou du mur : nous venons vérifier le support et vous remettons un devis gratuit.
Outils
Certains outils sont propres aux grands formats : ils protègent les carreaux autant qu’ils garantissent la qualité de la pose.
Règles de l’art
Le grand format oblige à bien connaître le domaine d’application des textes de référence, et leurs limites.
Vos questions
Il n’existe pas de seuil unique. Dans le métier, on parle généralement de grand format à partir de 60 × 60 cm, de très grand format au-delà de 120 cm de côté, et de dalles pour les pièces de plus de deux mètres. Pour la pose, ce qui compte est la surface du carreau, sa longueur, son épaisseur et son emplacement : ce sont eux qui déterminent la colle, la méthode et le cadre technique applicable.
Un grand carreau n’est jamais parfaitement plat : il présente une très légère courbure, admise par les normes de fabrication. Avec un décalage d’une demi-longueur, le milieu d’un carreau, son point le plus haut ou le plus bas, tombe contre le bord de son voisin, et le désaffleur devient visible. Les fabricants recommandent donc souvent un décalage limité, en général un tiers de la longueur au maximum : nous le vérifions sur la fiche technique.
Oui, en mur de douche, en crédence ou sur tout un pan de mur du séjour. Il faut d’abord s’assurer que le mur supporte le poids : une cloison en plaques de plâtre a une charge admissible limitée, qui dépend des plaques et de l’ossature. La pose démarre sur une règle de niveau, en double encollage avec une colle à glissement réduit, et les carreaux lourds se posent à deux, avec des ventouses.
C’est possible dans certains cas, jamais sans étude préalable. Un plancher bois fléchit sous la charge et bouge avec l’humidité, alors qu’un grand carreau est rigide : le risque est la fissure ou le décollement. Selon la rigidité du plancher, on peut le renforcer, poser des panneaux adaptés et une natte de désolidarisation, ou un système sous évaluation technique. Pour certains formats, nous vous conseillerons plutôt un carreau plus petit.
Non. Même rectifié, un carrelage garde un joint : il absorbe les petits écarts de dimensions ainsi que les mouvements du support et des carreaux. Posés bord à bord, les carreaux risquent de s’épaufrer sur les arêtes ou de se soulever. Avec des carreaux rectifiés, le joint peut en revanche rester très fin, de l’ordre de 2 mm, et être choisi dans la teinte du carreau pour se faire oublier.
Nous vous le conseillons vivement. Une gamme peut être arrêtée, et deux lots de fabrication n’ont jamais tout à fait la même nuance. Un carreau fendu par la chute d’un objet lourd se remplace : on retire le joint, on découpe le carreau, on nettoie la colle et on en pose un neuf. Avec un carreau du même lot, conservé à plat dans un endroit sec, la réparation reste discrète.
Pas forcément, mais cela se prépare. Avant la commande, nous vérifions la largeur des portes, la cage d’escalier et ses virages, car un carreau de 120 cm ou une grande dalle ne se plie pas. Les carreaux sont montés à deux, protégés et portés sur la tranche, ce qui prend du temps et doit figurer dans le devis. Pour les très grandes dalles, l’accès conditionne parfois le choix du format.

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Inspiration
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