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Le lexique du carrelage.

Matériaux, préparation des supports, techniques de pose, outils et normes : les mots du métier expliqués simplement, pour aborder votre projet en connaissance de cause.

Carreau de ciment

Autres appellations : Carreau hydraulique

Carreau non cuit, fabriqué en pressant un mélange de ciment, de sable et de pigments, avec une couche décorative colorée de quelques millimètres en surface. Poreux et sensible aux taches comme aux acides, il demande un traitement de protection avant le jointoiement, une colle adaptée et un entretien avec des produits au pH neutre.

Carrelage ingélif

Autres appellations : Carrelage résistant au gel

Carreau qui résiste aux cycles de gel et de dégel sans se fissurer ni s’écailler, grâce à une absorption d’eau très faible. Cette caractéristique figure sur la fiche technique du fabricant. Elle est indispensable pour une terrasse, un balcon ou des marches extérieures exposés au gel, où l’on choisit généralement un grès cérame.

Carrelage rectifié

Autres appellations : Carreau rectifié

Carreau dont les chants sont usinés après cuisson pour obtenir des dimensions très régulières et des arêtes vives. Cette précision permet des joints fins et un rendu plus continu, à condition que le support soit bien plan. Un joint reste toujours nécessaire, dans la largeur minimale admise par le fabricant et les règles de pose.

Dalle en grès cérame 2 cm

Autres appellations : Dalle 20 mm, Grès cérame 2 cm

Dalle d’extérieur en grès cérame d’environ 20 mm d’épaisseur, beaucoup plus résistante aux charges qu’un carreau standard. Selon les préconisations du fabricant, elle se pose sur plots au-dessus d’une étanchéité, sur un lit de gravillons ou collée sur une dalle béton, et reste facile à déposer lorsqu’elle est posée à sec.

Faïence

Autres appellations : Carrelage mural, Carreau mural

Carreau céramique mural au corps poreux recouvert d’un émail, plus léger et plus facile à couper que le grès cérame. Son absorption d’eau élevée, souvent supérieure à 10 %, le réserve aux murs intérieurs : salle de bain, cuisine, crédence. Il n’est pas conçu pour supporter le passage au sol.

Granit

Autres appellations : Granite

Roche magmatique composée principalement de quartz, de feldspath et de mica, très dure et peu poreuse. Résistant à l’abrasion et moins sensible aux acides que le marbre, il convient aux sols de passage, aux marches et à l’extérieur, notamment en finition flammée ou bouchardée, plus rugueuse et moins glissante.

Grès cérame

Autres appellations : Grès porcelainé, Porcelanato

Carreau céramique fait d’argiles et de feldspaths, pressé puis cuit à très haute température, dont l’absorption d’eau ne dépasse pas 0,5 %. Dense et résistant à l’usure, aux taches et, le plus souvent, au gel, il convient aux sols comme aux murs, à l’intérieur et à l’extérieur. Il existe en version émaillée ou non émaillée.

Grès cérame pleine masse

Autres appellations : Grès cérame teinté dans la masse

Grès cérame dont la couleur et la composition sont identiques dans toute l’épaisseur du carreau, généralement sans émail en surface. Un éclat ou une zone usée se voient beaucoup moins, ce qui en fait un choix sûr pour les entrées, les commerces et les pièces à fort passage.

Marbre

Roche métamorphique issue de la recristallisation d’un calcaire, appréciée pour ses veines et sa capacité à prendre le poli. Comme toute pierre calcaire, il est attaqué par les acides (vinaigre, citron, anticalcaire) et se raye plus facilement qu’un grès cérame : il demande une imprégnation et un nettoyage au pH neutre.

Mosaïque

Autres appellations : Carreaux de mosaïque

Revêtement composé de petits carreaux de quelques centimètres de côté, en verre, en céramique, en grès cérame ou en pierre, le plus souvent assemblés sur une trame pour être posés par plaques. Elle épouse les pentes multiples d’un sol de douche, les niches et les surfaces courbes.

Parquet contrecollé

Autres appellations : Parquet multicouche

Parquet en plusieurs couches : un parement en bois noble collé sur un support en contreplaqué, en résineux ou en panneau de fibres. Plus stable qu’un massif, il se pose flottant, collé ou parfois cloué, et convient en général mieux à un sol chauffant. L’épaisseur du parement limite le nombre de ponçages possibles.

Parquet massif

Parquet dont chaque lame est taillée dans une seule pièce de bois sur toute son épaisseur, ce qui permet de le poncer et de le rénover plusieurs fois. Plus sensible aux variations d’humidité qu’un contrecollé, il se pose cloué ou collé, et ne convient à un sol chauffant que sous conditions.

Pierre naturelle

Toute pierre extraite d’une carrière puis sciée en carreaux ou en dalles : marbre, travertin, calcaire, granit ou ardoise. Chaque pierre a sa porosité, sa dureté et sa sensibilité aux taches, qui guident le choix de la pièce, de la colle, de la finition et du traitement de protection.

Terre cuite

Autres appellations : Carreau de terre cuite

Carreau d’argile cuit à une température plus basse que le grès cérame, le plus souvent non émaillé, poreux et aux teintes chaudes, du rouge à l’ocre. Les tomettes et les carreaux artisanaux en font partie. Il doit recevoir un traitement de protection, et sa résistance au gel se vérifie avant tout usage extérieur.

Travertin

Pierre calcaire formée par les dépôts de sources chargées en carbonate de calcium, reconnaissable à ses cavités naturelles. Il se vend rebouché, cavités comblées, ou non rebouché pour un aspect plus brut, en finition adoucie, polie, brossée ou vieillie. Sensible aux acides comme le marbre, il s’entretient avec des produits neutres.

Zellige

Autres appellations : Zellij

Petit carreau de terre cuite émaillée, fabriqué à la main selon la tradition marocaine. Ses bords irréguliers, son relief et ses variations de teinte donnent un mur vivant aux reflets changeants. Il se pose surtout au mur, à joints serrés, et des carreaux industriels dits effet zellige en reproduisent l’aspect.

Préparation des supports

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Chape

Autres appellations : Chape ciment

Couche de mortier, le plus souvent de sable et de ciment, réalisée sur une dalle pour la mettre à niveau, enrober des réseaux ou un plancher chauffant et offrir une surface plane prête à recevoir le revêtement. Elle peut être adhérente, désolidarisée ou flottante, et doit sécher avant la pose du carrelage ou du parquet.

Chape flottante

Chape réalisée sur une couche d’isolant thermique ou acoustique, sans contact avec la dalle ni avec les murs grâce à un film et à une bande périphérique. Elle améliore le confort et accueille souvent un plancher chauffant, mais son épaisseur et ses joints doivent respecter les règles de mise en œuvre.

Chape fluide

Autres appellations : Chape liquide, Chape anhydrite

Chape coulée à l’état liquide, souvent pompée, à base de sulfate de calcium (anhydrite) ou de ciment, qui se met à niveau presque seule. Très plane, elle enrobe bien les tubes d’un plancher chauffant. Avant la pose, une chape anhydrite doit être poncée pour retirer sa pellicule de surface, et son humidité résiduelle contrôlée.

Forme de pente

Autres appellations : Pente d’écoulement

Couche de mortier façonnée en pente vers une évacuation, pour que l’eau s’écoule sans stagner. Dans une douche, la pente est de l’ordre de 1 à 2 %, à l’extérieur souvent autour de 1,5 % ou plus, selon le revêtement et les règles applicables. Avec un siphon central, elle part dans plusieurs directions, avec un caniveau dans une seule.

Humidité résiduelle

Autres appellations : Taux d’humidité du support

Quantité d’eau encore présente dans une chape ou une dalle après sa réalisation. Elle se mesure avant la pose, par exemple à la bombe à carbure, et doit rester sous le seuil admis pour le support et le revêtement, plus exigeant pour le parquet et les chapes anhydrite. Poser trop tôt expose au décollement et aux déformations.

Natte de désolidarisation

Autres appellations : Natte de découplage

Membrane mince collée entre le support et le carrelage, qui absorbe leurs mouvements différents et limite la transmission des fissures. Elle s’emploie sur un plancher bois, une chape récente ou fissurée, ou un support mixte, toujours selon son Avis Technique ou les préconisations du fabricant. Certaines assurent aussi une protection à l’eau.

Plaque de plâtre hydrofuge

Autres appellations : BA13 hydrofuge, Plaque hydro

Plaque de plâtre dont le cœur et le carton sont traités pour limiter l’absorption d’eau, de type H1 et souvent reconnaissable à sa couleur verte. Elle sert de support de carrelage dans les pièces humides, mais elle n’est pas étanche : dans les zones exposées aux projections, comme les murs de douche, elle doit recevoir un SPEC.

Primaire d’accrochage

Autres appellations : Primaire d’adhérence

Produit liquide appliqué au rouleau ou à la brosse sur le support avant un ragréage, une colle ou une protection à l’eau. Il régule la porosité, fixe les poussières et améliore l’adhérence. Il existe des primaires pour supports poreux, pour supports fermés comme un ancien carrelage, et pour chapes anhydrite.

Ragréage

Autres appellations : Ragréage autolissant, Enduit de lissage

Enduit de sol à base de ciment ou de sulfate de calcium, appliqué en faible épaisseur sur un primaire pour corriger les défauts de planéité et obtenir une surface lisse avant la pose. Souvent autolissant, il ne remplace pas une chape et s’utilise dans les épaisseurs indiquées par le fabricant.

Receveur à carreler

Autres appellations : Receveur prêt à carreler

Fond de douche préfabriqué, souvent en polystyrène extrudé revêtu, livré avec ses pentes et son évacuation intégrées, prêt à recevoir une protection à l’eau puis le carrelage. Il évite de réaliser une forme de pente au mortier et convient bien aux douches de plain-pied, à condition d’être posé sur un support plan et sain.

SEL

Autres appellations : Système d’étanchéité liquide

Système d’étanchéité liquide : résine ou mortier appliqué en couches armées, qui forme une membrane continue sous le carrelage là où une véritable étanchéité est exigée, par exemple sur un balcon ou une loggia situés au-dessus d’une pièce. Ses usages et ses supports admis sont fixés par son Avis Technique.

SPEC

Autres appellations : Système de protection à l’eau sous carrelage, Étanchéité sous carrelage

Système de protection à l’eau sous carrelage : membrane le plus souvent liquide, appliquée en plusieurs couches et renforcée par des bandes dans les angles et autour des tuyaux. Elle protège les supports sensibles à l’eau dans les douches et les salles de bain, et le carrelage se colle directement dessus.

Pose et finitions

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Calepinage

Autres appellations : Plan de pose

Plan de pose établi avant le chantier, qui fixe le sens des carreaux, le motif, le point de départ, la largeur des joints et la position des coupes. Il permet d’équilibrer les coupes, d’éviter les petites bandes en bordure et d’aligner les joints sur les portes, les murs ou l’évacuation d’une douche.

Caniveau de douche

Autres appellations : Caniveau linéaire, Siphon linéaire

Évacuation longue et étroite, avec une grille en inox ou un cadre à carreler, placée le long d’un mur ou en travers de la douche. Elle ne demande qu’une pente dans un seul sens, ce qui permet de poser de grands carreaux avec peu de coupes. Son siphon doit rester accessible pour le nettoyage.

Désaffleur

Autres appellations : Désaffleurement

Différence de hauteur entre les bords de deux carreaux voisins. Visible en lumière rasante et parfois sensible sous le pied, il se limite par un support plan, un double encollage, un système de nivellement et un décalage réduit pour les carreaux longs. Les règles de pose fixent des tolérances à respecter.

Double encollage

Technique qui consiste à étaler la colle sur le support à la spatule crantée et à enduire aussi le dos du carreau d’une fine couche. Le contact est ainsi complet, sans vide sous le carreau. Les règles de pose l’imposent notamment au-delà d’un certain format et à l’extérieur.

Imprégnation

Autres appellations : Traitement hydrofuge et oléofuge, Protection anti-taches

Traitement liquide appliqué sur un matériau poreux (pierre naturelle, terre cuite, carreau de ciment) qui pénètre dans ses pores pour le rendre hydrofuge et oléofuge, sans former de film en surface. Il limite les taches en préservant l’aspect naturel du matériau, et se renouvelle selon le produit et l’usure.

Joint ciment

Autres appellations : Mortier de joint, Joint de carrelage

Mortier de jointoiement à base de ciment, gâché avec de l’eau et serré dans les joints à la taloche caoutchouc avant le nettoyage à l’éponge. Classé CG1 ou CG2 par la norme EN 13888, il existe en nombreuses teintes. Simple à mettre en œuvre, il reste un peu poreux et peut se tacher davantage qu’un joint époxy.

Joint de fractionnement

Joint qui traverse le carrelage et sa colle pour découper une grande surface en zones, afin d’absorber les dilatations et les retraits. Rempli d’un mastic souple ou équipé d’un profilé, il se place selon la surface, l’exposition ou la présence d’un sol chauffant. Les joints de dilatation du gros œuvre doivent toujours être reportés dans le revêtement.

Joint époxy

Autres appellations : Joint résine

Mortier de jointoiement à deux composants, résine époxy et durcisseur, classé RG par la norme EN 13888. Non poreux, il résiste très bien à l’eau, aux taches et aux produits ménagers, ce qui le rend intéressant dans les douches, les crédences et les plans de travail. Il prend vite et se nettoie avec soin pendant la pose.

Joint périphérique

Espace laissé entre le carrelage et les murs, poteaux, seuils ou tuyaux, pour que le revêtement puisse bouger sans être bloqué. Masqué par la plinthe ou rempli d’un mastic souple, il évite qu’un sol se soulève ou se fissure. Pour un parquet, on parle de jeu de dilatation.

Joint souple

Autres appellations : Joint silicone, Joint mastic

Joint réalisé avec un mastic élastique, silicone ou polymère, aux changements de plan (angles rentrants, jonction entre sol et mur) et autour d’une baignoire, d’un receveur ou d’un plan de travail, là où un joint ciment se fissurerait. En pièce humide, on utilise un mastic sanitaire antifongique, à renouveler lorsqu’il se dégrade.

Mortier-colle

Autres appellations : Colle à carrelage, Colle ciment

Colle à carrelage à base de ciment, livrée en poudre et gâchée avec de l’eau, étalée en couche mince à la spatule crantée pour fixer les carreaux. Son choix dépend du support, du format et de la pièce, et se lit dans son classement (C1, C2, S1, S2). Il se distingue des colles en pâte et des colles résine.

Nez de marche

Bord avant d’une marche, à la jonction entre le giron et la contremarche, qui reçoit le plus de chocs et d’usure. Il se traite avec une pièce spéciale à bord arrondi, un profilé métallique antidérapant ou un élément en pierre. À l’extérieur, il doit rester peu glissant et bien visible.

Plinthe

Bande posée en bas des murs, en carrelage, en bois ou en médium, qui protège le mur des chocs et du lavage et masque le joint périphérique. Une plinthe carrelée est souvent découpée dans les carreaux du sol, collée et alignée sur leurs joints. Avec un parquet, elle se fixe au mur et jamais au sol.

Polissage

Autres appellations : Ponçage de marbre, Adoucissage

Ponçage à la machine avec des abrasifs diamantés de plus en plus fins, qui aplanit un sol en marbre ou en pierre puis lui rend son brillant. Après la pose, l’adoucissage gomme les désaffleurs et le polissage donne la finition voulue. Il permet aussi de rénover un marbre terni ou rayé.

Pose flottante

Autres appellations : Parquet flottant

Pose d’un parquet dont les lames sont assemblées entre elles, par clips ou par collage des rainures et languettes, sans être fixées au support. Le sol repose sur une sous-couche, avec un pare-vapeur sur les supports minéraux et un jeu de dilatation en périphérie. Elle est encadrée par le NF DTU 51.11.

Pose scellée

Autres appellations : Pose au mortier, Pose traditionnelle

Méthode traditionnelle où les carreaux sont posés sur un lit épais de mortier frais de sable et de ciment, qui rattrape d’importants écarts de niveau. Encadrée par le NF DTU 52.1 pour les sols, elle reste courante pour la pierre naturelle, la terre cuite, les allées et les marches extérieures. Elle demande un temps de séchage plus long.

Pose sur plots

Autres appellations : Dalles sur plots, Terrasse sur plots

Pose à sec de dalles extérieures, souvent en grès cérame de 2 cm, sur des plots réglables en hauteur placés sur une étanchéité ou une dalle. Le sol fini est plan même si le support est en pente, l’eau s’écoule dessous et chaque dalle peut être soulevée pour accéder aux évacuations.

Profilé de finition

Autres appellations : Baguette d’angle, Profilé d’angle

Baguette en aluminium, en inox, en laiton ou en PVC, glissée sous le bord des carreaux pour protéger et finir les arêtes visibles : angles sortants, bords de crédence, marches, transitions entre deux revêtements. Il évite les chants bruts et les éclats. Pour un angle plus discret, les carreaux peuvent aussi être coupés en onglet.

Seuil

Autres appellations : Seuil de porte, Barre de seuil

Pièce de transition posée au passage d’une porte, en pierre, en carrelage ou en profilé métallique, qui gère la différence de hauteur et le changement de revêtement entre deux pièces. À une porte extérieure, le seuil est légèrement incliné vers l’extérieur pour écarter l’eau de pluie.

Coupe-carreaux

Autres appellations : Coupe-carrelage

Outil manuel composé d’un rail et d’une molette en carbure qui raye la surface du carreau, puis d’un levier qui le casse net le long du trait. Rapide et sans poussière pour les coupes droites, il existe en grande longueur pour les grands formats. Les découpes en L et les encoches demandent une scie.

Croisillons

Autres appellations : Cales d’espacement

Petites pièces en plastique en forme de croix ou de T, placées entre les carreaux pendant la pose pour garder des joints de largeur régulière. Ils existent en plusieurs épaisseurs, de l’ordre de 1 à 10 mm, et se retirent en général avant le jointoiement pour obtenir un joint homogène.

Disque diamant

Autres appellations : Disque diamanté

Disque en acier dont la couronne est garnie de diamants industriels, monté sur une meuleuse ou une scie pour couper les matériaux durs. Une couronne continue donne des coupes nettes, sans éclats, dans le grès cérame, tandis qu’une couronne segmentée convient plutôt à la maçonnerie. Des scies cloches diamantées percent les passages de tuyaux.

Malaxeur

Autres appellations : Mélangeur électrique

Outil électrique à vitesse lente et à fort couple, équipé d’une hélice, qui mélange la colle, le mortier de joint ou le ragréage jusqu’à obtenir une pâte homogène et sans grumeaux. Le dosage en eau et le temps de repos indiqués par le fabricant conditionnent la qualité du produit.

Niveau laser

Autres appellations : Laser à lignes, Laser rotatif

Appareil qui projette des lignes horizontales et verticales parfaitement droites sur les murs et le sol. Il sert à tracer la ligne de départ d’une faïence, à aligner les rangs, à reporter des hauteurs d’une pièce à l’autre et à contrôler le niveau d’une chape ou d’une pente.

Scie à eau

Autres appellations : Scie à carrelage, Scie sur table

Scie électrique à disque diamant refroidi à l’eau, utilisée pour les coupes précises dans les matériaux durs : grès cérame, marbre, pierre. L’eau limite la poussière et l’échauffement du disque, ce qui donne des chants nets, des coupes d’onglet à 45° et des encoches propres.

Spatule crantée

Autres appellations : Peigne à colle

Lame en acier munie de dents carrées, en U ou en V, qui étale la colle en sillons réguliers. La taille des dents se choisit selon le format des carreaux et la planéité du support, pour obtenir un contact suffisant : plus le carreau est grand, plus les dents sont hautes.

Système de nivellement

Autres appellations : Cales autonivelantes, Croisillons autonivelants

Ensemble de clips glissés sous les carreaux et de cales ou de capuchons serrés à la pince, qui maintiennent les bords voisins à la même hauteur pendant la prise de la colle. Très utile en grand format pour limiter les désaffleurs, il ne corrige pas un support irrégulier. La partie visible du clip se casse ensuite au ras du joint.

Taloche à joint

Autres appellations : Taloche caoutchouc, Raclette à joint

Taloche à semelle en caoutchouc qui sert à serrer le mortier de jointoiement dans les joints, en passes diagonales, puis à retirer l’excédent avant le nettoyage à l’éponge. Une semelle plus dure est préférable pour les joints époxy, plus fermes à travailler.

Ventouse

Autres appellations : Ventouse de manutention

Outil de manutention équipé d’un ou de plusieurs patins en caoutchouc qui adhèrent au carreau par dépression. Il permet de soulever, de transporter et de positionner sans casse les grands formats et les dalles de pierre. Les plus grandes plaques se manipulent à deux, avec un cadre porteur muni de plusieurs ventouses.

Normes et classements

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Avis Technique

Autres appellations : ATec, DTA

Avis formulé par une commission d’experts animée par le CSTB sur l’aptitude à l’emploi d’un produit ou d’un procédé non couvert par un DTU, comme un SPEC, une natte ou une chape fluide. Il fixe ses conditions de mise en œuvre, essentielles pour la durabilité et l’assurance de l’ouvrage. Pour un produit marqué CE, on parle de Document Technique d’Application.

Classement de glissance A, B, C

Autres appellations : Classement pieds nus, Norme DIN 51097

Classement de la résistance à la glissance d’un sol pour une circulation pieds nus, issu d’un essai sur plan incliné défini par la norme allemande DIN 51097. La classe A est la moins exigeante, la classe C la plus adhérente. Pour un sol de douche, on recherche en général la classe B ou C.

Classement de glissance R9 à R13

Autres appellations : Indice R, Norme DIN 51130

Classement de la résistance à la glissance d’un sol pour une circulation en chaussures, issu d’un essai sur plan incliné défini par la norme allemande DIN 51130. Il va de R9, le moins adhérent, à R13, le plus adhérent. À l’extérieur et sur un sol souvent mouillé, on vise en général R11 ou plus.

Classement des colles C1, C2, S1, S2

Autres appellations : Norme EN 12004, Colle C2 S1

Codes de la norme EN 12004 qui décrivent une colle à carrelage : C pour cimentaire, 1 pour normale ou 2 pour améliorée, complétés par F (prise rapide), T (glissement réduit au mur), E (temps ouvert allongé) et S1 ou S2 pour une colle déformable ou très déformable. Une colle C2 S1 est courante pour les grands formats et l’extérieur.

Classement EB+ privatif et collectif

Autres appellations : Locaux EB+, Classement EA, EB, EC

Classement des locaux établi par le CSTB selon l’exposition à l’eau de leurs murs : EA, EB, EB+ privatif, EB+ collectif et EC, du plus sec au plus humide. Les murs d’une douche de logement relèvent en général de l’EB+ privatif. Le niveau fixe les supports admis et la nécessité d’une protection à l’eau (SPEC).

Classement P des ragréages

Autres appellations : Ragréage P3

Classement des enduits de sol selon leur résistance au poinçonnement et au trafic, noté P2, P3 ou P4 (P4S pour les usages les plus sévères). Il se lit avec l’indice P du classement UPEC de la pièce : un ragréage P3 convient par exemple à un local classé P3. La fiche du fabricant précise aussi les épaisseurs admises.

Classement UPEC

Autres appellations : UPEC

Classement établi par le CSTB qui note la résistance d’un revêtement de sol à l’usure (U), au poinçonnement (P), à l’eau (E) et aux agents chimiques (C), chaque lettre étant suivie d’un indice. Les locaux sont classés de la même façon : on choisit un revêtement dont chaque indice est au moins égal à celui de la pièce.

Garantie décennale

Autres appellations : Assurance décennale

Responsabilité des constructeurs, prévue par les articles 1792 et suivants du Code civil, qui couvre pendant dix ans après la réception des travaux les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. L’artisan doit être assuré pour la couvrir : vous pouvez demander son attestation avant de signer le devis.

NF DTU 26.2

Autres appellations : DTU 26.2

Document technique unifié des chapes et dalles à base de liants hydrauliques, comme la chape traditionnelle de sable et de ciment. Il encadre les chapes adhérentes, désolidarisées et flottantes : épaisseurs, dosages, joints, protection et séchage. La plupart des chapes fluides relèvent quant à elles d’un Avis Technique.

NF DTU 51.1

Autres appellations : DTU 51.1

Document technique unifié de la pose des parquets à clouer, sur lambourdes ou sur un support en bois. Il fixe l’humidité du bois, l’espacement et la fixation des lambourdes, la préparation du support et le jeu de dilatation en périphérie. C’est la méthode traditionnelle du parquet massif.

NF DTU 51.11

Autres appellations : DTU 51.11

Document technique unifié de la pose flottante des parquets et revêtements de sol contrecollés à parement bois. Il traite de la sous-couche, du pare-vapeur sur les supports minéraux, des jeux de dilatation, des seuils et des surfaces à fractionner. Les sols stratifiés, sans parement en bois, n’entrent pas dans son domaine.

NF DTU 51.2

Autres appellations : DTU 51.2

Document technique unifié de la pose des parquets collés en plein sur une chape, une dalle ou un panneau. Il précise les exigences de planéité et d’humidité du support, le choix et la consommation de colle, et les jeux de dilatation. Le collage donne un sol stable, qui sonne moins creux qu’une pose flottante.

NF DTU 52.1

Autres appellations : DTU 52.1

Document technique unifié consacré aux revêtements de sol scellés, c’est-à-dire posés sur un lit de mortier frais. Il précise les supports, la composition et l’épaisseur du mortier, la couche de désolidarisation éventuelle et les joints, pour le carrelage comme pour la pierre naturelle, à l’intérieur et à l’extérieur.

NF DTU 52.2

Autres appellations : DTU 52.2

Document technique unifié, publié comme norme NF, qui fixe les règles de la pose collée des carrelages et des pierres naturelles, au sol et au mur, à l’intérieur et à l’extérieur : supports admis, préparation, choix des colles, joints et tolérances. Les produits hors de son domaine relèvent d’un Avis Technique ou des préconisations du fabricant.