
Finitions & détails
Quelle couleur de joints choisir pour son carrelage ?
Ton sur ton ou contraste discret : explorez les associations qui mettent en valeur votre carrelage et ses lignes.
Revêtements muraux
Murs de salle de bain, crédence derrière l’évier et la plaque de cuisson, pan de mur décoratif : nous posons faïence, carreaux métro, zellige ou mosaïque sur un mur préparé, avec un calepinage pensé autour de chaque prise et de chaque angle.

En bref
La pose de faïence consiste à coller des carreaux muraux (faïence émaillée, grès cérame, mosaïque ou zellige) sur un mur préparé, puis à réaliser les joints et les finitions. La crédence est la partie carrelée qui protège le mur d’une cuisine entre le plan de travail et les meubles hauts, en particulier derrière l’évier et la plaque de cuisson.
Au mur, chaque défaut se voit à hauteur d’yeux : une rangée qui penche, une bande étroite dans un angle, une découpe approximative autour d’une prise. Nous accordons donc autant de soin au tracé et aux finitions qu’à la pose elle-même, à Paris, à Évreux et dans leurs environs.
Matériaux
Au mur, le carreau ne subit pas le passage : le choix se fait surtout sur l’aspect, l’entretien et l’exposition à l’eau.
Un corps en terre cuite poreux (son absorption d’eau dépasse 10 %) recouvert d’un émail. Légère et facile à découper, elle se décline en couleurs franches comme en blancs nuancés. Elle est réservée aux murs intérieurs : jamais au sol, jamais dehors.
Petits rectangles inspirés des carreaux blancs biseautés du métro parisien. Ils se posent à joints décalés, à la verticale ou à bâtons rompus. Une coupe supprime le biseau : le calepinage cache donc les coupes dans les angles et sous les meubles.
Carreau de terre cuite émaillée façonné à la main, traditionnellement au Maroc, aux bords irréguliers et aux reflets changeants. Les écarts d’épaisseur et de teinte, comme les petits éclats, font partie du produit : les carreaux sont triés et mélangés avant la pose.
Plus dense et moins poreux que la faïence, il habille un mur de douche ou un pan entier en grand format, ou prolonge au mur le carrelage du sol. Son poids et sa dureté demandent une colle et un outillage de découpe adaptés.
Petits éléments de verre, de céramique ou de pierre montés sur trame. Elle épouse les niches, les tableaux de fenêtre et les surfaces courbes, et permet un bandeau ou une crédence au dessin graphique.
En aluminium, en inox ou en PVC, ils protègent les angles saillants et terminent proprement un arrêt de carrelage en milieu de mur. Nous choisissons leur forme et leur teinte en accord avec le carreau.
Notre méthode
Un mur carrelé réussi se reconnaît à ses lignes, et ces lignes se décident avant de coller le premier carreau.
Nous identifions le support (plâtre, plaque de plâtre, enduit ciment, béton, ancien carrelage, peinture) et vérifions sa planéité, sa solidité et sa propreté. Dans une salle de bain, nous repérons aussi les zones exposées aux projections d’eau.
Une peinture est poncée ou retirée, un papier peint toujours enlevé, un ancien carrelage sondé carreau par carreau puis dégraissé. Un primaire adapté au support est appliqué. Dans une zone de douche, un support sensible à l’eau reçoit en plus une protection à l’eau sous carrelage (SPEC).
Nous traçons au laser une ligne de niveau et les axes du mur : milieu de la plaque de cuisson, de l’évier, d’une fenêtre ou d’un miroir. Le motif est arrêté (pose droite, à joints décalés, verticale ou à bâtons rompus) et les coupes sont réparties pour éviter les bandes étroites dans les angles et sous le plafond.
Une règle provisoire est fixée de niveau à la hauteur de la deuxième rangée. La pose démarre dessus et monte, sans que les carreaux glissent. La rangée du bas, coupée sur mesure, est posée en dernier : elle rattrape un sol ou un plan de travail qui n’est jamais parfaitement de niveau.
Le mortier-colle est choisi selon le support et le carreau, puis peigné à la spatule crantée. Les ouvertures pour les prises, les tuyaux et les fenêtres sont découpées à la meuleuse ou à la scie cloche diamantée. Les angles saillants reçoivent un profilé, ou une coupe d’onglet sur les carreaux qui s’y prêtent.
Après séchage de la colle, les joints sont garnis et lissés, en ciment ou, derrière l’évier et la plaque de cuisson, en époxy si vous souhaitez un joint qui résiste mieux aux taches. Les angles rentrants et les jonctions avec le plan de travail, la baignoire ou le receveur reçoivent un joint souple, puis les plaques de prises sont remontées.
Le voile de joint est retiré, nous contrôlons l’ensemble avec vous et vous indiquons le délai à respecter avant la première douche ou avant de solliciter les joints souples.
Envoyez-nous une photo du mur, ses dimensions et le carreau envisagé : nous vous proposons une visite et un devis gratuit.
Outils
Au mur, la justesse du tracé et la propreté des découpes font toute la différence.
Règles de l’art
Au mur aussi, la pose suit les règles de la profession, en particulier dans les pièces humides.
Vos questions
Pas sur n’importe quelle peinture : la colle n’adhère jamais mieux que la peinture elle-même. Une peinture saine et mate est poncée pour casser son film, dépoussiérée puis recouverte d’un primaire adapté. Une peinture brillante, qui s’écaille ou qui se décolle quand on arrache un ruban adhésif, est retirée. Dans une zone de douche, nous revenons à un support admis avant d’appliquer la protection à l’eau.
Le plan de travail doit être posé et fixé avant la crédence : le carrelage vient au-dessus, avec un joint souple. Pour les meubles hauts, deux solutions : les poser après, en carrelant un peu plus haut que leur bord inférieur pour masquer la coupe, ou les poser avant et carreler entre les deux. Nous en convenons avec votre cuisiniste pour éviter tout raccord visible.
Le courant est coupé et les plaques de finition sont déposées. Au calepinage, nous plaçons si possible chaque prise au centre d’un carreau ou à cheval sur un joint, de façon symétrique, puis nous découpons l’ouverture proprement. Le mur gagnant quelques millimètres, les boîtiers sont remis au nu du carrelage avec des rehausses. Tout ajout ou déplacement de prise relève d’un électricien.
Parce que le plan de travail et le mur ne bougent pas de la même façon : le bois et le stratifié travaillent avec l’humidité, et le plan reçoit des chocs et des charges. Un joint de ciment à cet endroit finit presque toujours par se fissurer et laisser passer l’eau. Un mastic sanitaire, souple et étanche, absorbe ces mouvements et se refait facilement au bout de quelques années.
Oui, sur deux points. Une coupe supprime le biseau : nous plaçons donc les coupes dans les angles rentrants, sous les meubles hauts ou contre le plan de travail, là où elles se remarquent le moins. Un angle saillant ne peut pas se refermer proprement avec deux carreaux coupés : il reçoit un profilé de finition, ou des pièces d’angle lorsque la gamme en propose. Le joint reste fin pour que le biseau dessine la trame.
Oui, si l’on accepte sa nature : un carreau artisanal, irrégulier, dont l’émail peut présenter de fines craquelures et dont les bords restent poreux. Nous trions les carreaux, posons à joints serrés et appliquons si nécessaire une protection avant le jointoiement pour que le joint ne tache pas. Derrière une plaque de cuisson, il demande un entretien régulier avec des produits doux.
Il n’y a pas de hauteur unique. Une crédence couvre au minimum l’espace entre le plan de travail et les meubles hauts ; derrière la hotte, on la monte souvent jusqu’à celle-ci ou jusqu’au plafond. Dans une salle de bain, il est conseillé de carreler la zone de douche nettement au-dessus de la pomme de douche, et beaucoup de clients choisissent la pleine hauteur. Nous terminons sur une rangée entière ou sur un profilé.

Finitions & détails
Ton sur ton ou contraste discret : explorez les associations qui mettent en valeur votre carrelage et ses lignes.

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