
Salle de bain
Quel carrelage choisir pour une salle de bain ?
Sol, murs, espace douche : les critères à considérer pour concilier envies, besoins et usages quotidiens de la pièce.
Douche de plain-pied
Un sol continu, sans marche ni receveur apparent : une douche à l’italienne réussie repose sur une pente juste, une évacuation bien choisie et une étanchéité continue sous le carrelage. Nous réglons ces trois points avant de poser le premier carreau.

En bref
Une douche à l’italienne est une douche de plain-pied, sans receveur en saillie : son sol carrelé prolonge celui de la salle de bain et descend en pente douce vers une évacuation encastrée, siphon ou caniveau. Sous le carrelage, un système de protection à l’eau assure l’étanchéité, car ni les carreaux ni les joints ne sont étanches.
Nous réalisons la douche elle-même, du support en pente jusqu’aux joints, en construction neuve comme en remplacement d’une baignoire, à Paris, à Évreux et dans leurs environs. Chaque projet commence par une étude de faisabilité : hauteur disponible sous le sol, type de plancher et chemin de l’évacuation.
Matériaux
Une douche de plain-pied est un assemblage : chaque élément se choisit en fonction des autres et du plancher qui le porte.
Un panneau préfabriqué, le plus souvent en polystyrène extrudé revêtu, qui intègre la pente et l’emplacement de l’évacuation. Léger et précis, il se colle sur un support plan et convient bien aux planchers bois comme aux chantiers où la hauteur est comptée.
Une chape de sable et de ciment tirée sur place vers l’évacuation. Elle s’adapte à toutes les dimensions et à toutes les formes de douche, mais elle est lourde, plus épaisse, et doit sécher avant de recevoir l’étanchéité.
Une évacuation ponctuelle, au centre ou décalée, vers laquelle le sol descend depuis plusieurs côtés. Les modèles extra-plats limitent la hauteur nécessaire, mais ces pentes multiples imposent des coupes en diagonale ou de petits formats.
Une évacuation linéaire placée contre un mur ou à l’entrée de la douche. Le sol forme alors un seul plan incliné, ce qui permet de grands carreaux sans coupe en diagonale. La grille peut être en inox ou carrelée dans le même modèle que le sol.
Un produit liquide appliqué en couches ou une membrane en lés, complétés par des bandes d’angle, des manchettes autour des tuyaux et une collerette raccordée à l’évacuation. Tous les éléments viennent du même système, pour rester compatibles entre eux.
La mosaïque et les petits formats suivent les pentes multiples et offrent une bonne adhérence grâce à leurs nombreux joints. Le grès cérame doit présenter une résistance à la glissance pieds nus adaptée, et un grand format n’est envisageable qu’avec un plan de pente unique.
Notre méthode
Sur une douche à l’italienne, une erreur ne se rattrape plus une fois le carrelage posé : tout se décide en amont.
Nous mesurons la hauteur disponible entre le plancher porteur et le sol fini, repérons la chute d’évacuation et sa distance, et identifions le plancher : dalle béton, chape ou plancher bois. Dans un immeuble, nous vérifions aussi ce que permet le règlement de copropriété.
Receveur à carreler ou forme de pente, siphon ou caniveau, position de l’évacuation et sens de la pente : nous les choisissons ensemble selon la hauteur disponible, le format de carreau souhaité et le côté d’entrée dans la douche.
Selon le cas, nous creusons la chape existante pour encastrer la douche ou rehaussons le sol de la pièce. Le tuyau d’évacuation reçoit sa propre pente régulière jusqu’à la chute, et l’écoulement est contrôlé avant que tout soit refermé.
Le receveur est collé à plein et mis à niveau, ou la forme de pente est tirée à la règle depuis les bords jusqu’à l’évacuation. Nous contrôlons la pente en plusieurs points : aucune contre-pente ni flache ne doit retenir l’eau.
Le système de protection à l’eau couvre le sol de la douche, ses abords et les murs exposés, avec des relevés en pied de mur, des bandes dans les angles, des manchettes autour des arrivées d’eau et une collerette sur l’évacuation. Chaque couche sèche avant la suivante.
Le calepinage part de l’évacuation : coupes en enveloppe autour d’un siphon, ou plan unique vers un caniveau. Les carreaux sont collés sans vide et arrivent au ras de la grille, et les joints des murs prolongent ceux du sol.
Joint époxy conseillé au sol, mastic silicone dans les angles. La paroi vitrée vient ensuite : ses fixations traversent le carrelage, et chaque perçage est garni de mastic pour préserver l’étanchéité. Nous vous expliquons l’entretien de la grille et vous indiquons la date de première utilisation.
Indiquez-nous le type de plancher, l’étage et, si possible, l’emplacement de l’évacuation actuelle : nous étudions la faisabilité lors d’une visite et vous remettons un devis gratuit.
Outils
Une pente de 1 ou 2 cm par mètre ne se juge pas à l’œil : nous la mesurons.
Règles de l’art
Une douche à l’italienne associe des systèmes sous évaluation technique et des règles de métier sur la pente et l’écoulement.
Vos questions
Oui, c’est l’un des chantiers les plus courants. Le point clé est l’évacuation : le siphon d’une baignoire se trouve au-dessus du sol, alors que celui d’une douche de plain-pied est encastré dessous. Il faut donc assez de hauteur sous le sol fini et une pente suffisante jusqu’à la chute. À défaut, on rehausse légèrement le sol de la pièce ou, en dernier recours, on installe une pompe de relevage adaptée.
Pas nécessairement, et ce n’est souvent pas permis : dans un immeuble, la dalle de béton relève en général des parties communes et ne peut pas être entaillée sans accord. Nous travaillons alors dans l’épaisseur de la chape existante, avec un receveur et un siphon extra-plats, ou nous rehaussons légèrement le sol de la salle de bain pour garder une douche sans ressaut.
Oui, avec quelques précautions. Le plancher doit être assez rigide : nous vérifions les solives et leur flèche, puis posons des panneaux adaptés aux pièces humides et un receveur à carreler léger, plutôt qu’une forme de pente en mortier, lourde et sensible aux mouvements du bois. L’étanchéité est choisie pour ce support, et le tuyau d’évacuation suit le sens des solives pour éviter de les entailler.
Une douche sans porte demande un peu plus de place qu’une cabine fermée : on conseille souvent au moins 1,20 m de longueur pour que l’eau reste dans la zone de douche, davantage avec une pomme de pluie. La largeur de la paroi fixe en verre trempé, la position de la douchette et le sens de la pente comptent autant que la surface.
Oui, à condition que le sol de la douche forme un plan incliné unique : c’est ce que permet un caniveau linéaire, placé contre un mur ou à l’entrée de la douche. Avec un siphon central, les pentes partent dans plusieurs directions et un grand carreau ne peut pas les suivre sans coupes en diagonale. Dans tous les cas, nous choisissons une finition adaptée aux pieds nus mouillés.
La grille se retire à la main ou avec un petit outil, et la plupart des siphons et caniveaux ont un panier qui retient les cheveux : un nettoyage régulier suffit à garder un bon débit. C’est pourquoi la grille reste toujours démontable, même carrelée. Si la douche reste longtemps inutilisée, faites couler un peu d’eau pour maintenir la garde d’eau du siphon, qui bloque les odeurs.
Chaque couche doit sécher à son tour : la forme de pente s’il y en a une, le système d’étanchéité, la colle, puis les joints et le mastic silicone. Chaque produit a son propre délai, qui dépend aussi de la température et de la ventilation. Avec un receveur à carreler, l’ensemble va plus vite qu’avec une chape en mortier. Nous vous indiquons la date de première utilisation à la réception.

Salle de bain
Sol, murs, espace douche : les critères à considérer pour concilier envies, besoins et usages quotidiens de la pièce.

Choisir son carrelage
Dimensions, proportions de la pièce et rendu recherché : découvrez les points à examiner pour choisir un format adapté à votre espace.

Préparer son projet
Surface, état du support, format souhaité : rassemblez les éléments utiles pour présenter votre projet à un artisan.